Mettre fin à la banalisation du FN
mercredi 25 janvier 2012

- FN Dégage
La démagogie de l’UMP et en particulier de Sarkozy banalise les préjugés réactionnaires. Il est temps de rompre cette logique qui nourrit l’imposture de Marine Le Pen.
Selon un sondage récent de la Sofres, 31 % des sondéEs se disaient d’accord avec les idées du FN, principalement dans les milieux ouvriers ou populaires. Plus inquiétant encore, selon ce même sondage, ce serait les thèmes de la sécurité, de la défense des « valeurs traditionnelles », de la démagogie anti-immigrés qui feraient recette. La façon dont sont posées les questions, la place donnée au FN dans les médias, ont certes tendance à amplifier l’effet Marine Le Pen, en particulier à l’exagérer dans le monde du travail, mais il n’empêche que la poussée du FN et de façon plus générale des préjugés dont il se nourrit est bien réelle.
Le jeu pervers des rivalités entre Sarkozy et Hollande, chacun se servant du FN comme faire-valoir en faveur du vote utile, propulse Marine Le Pen au centre de la campagne et lui permet de tirer profit de sa politique visant à donner à son parti une nouvelle « respectabilité » pour en faire un parti susceptible de s’allier avec la droite.
Dans leur course à l’électorat Lepeniste, Sarkozy, Guéant et compagnie renforcent le FN que ce soit dans la célébration de Jeanne d’Arc ou la démagogie xénophobe et anti-immigrés. Brigitte Barrèges, députée UMP et membre de la Droite populaire, vantait il y a peu la « préférence nationale ».
Le FN se nourrit du rejet par une large fraction de la population de tous les partis de droite ou de gauche qui portent la responsabilité de la crise depuis vingt ans. Et, aujourd’hui, les mêmes tentent de masquer leur impuissance par un discours nationaliste, seule façon pour eux de laisser croire qu’ils se soucient des intérêts du peuple. Le FN pousse jusqu’au bout cette démagogie tout en prétendant se faire le porte-parole des classes populaires. La « foire aux impostures » qu’est la campagne des grands partis, pour reprendre la formule de Politis, profite à l’imposture la plus cynique, celle qui, sans vergogne, flatte tous les préjugés. Marine Le Pen dame le pion à Sarkozy.
Sa politique est hostile aux classes populaires. « Mon ambition est d’aller jusqu’à désendetter la France », prétend elle. Elle rebaptise l’austérité « plan de vigueur » pour « trancher le nœud gordien de la dette » par son « modèle économique patriotique ». Rupture avec l’Europe, retour au franc, une taxe de 3 % sur les importations, lutte contre l’immigration légale et illégale, recours à la « planche à billets » et en prime une augmentation de 200 euros net pour les salaires inférieurs à 1, 4 Smic (prise en charge par l’État par une diminution des cotisations sociales patronales). Cette politique, qui ne pourrait s’appliquer que dans le contexte d’un effondrement de l’Europe capitaliste, représenterait une régression dont les travailleurs et la population seraient les victimes.
« Beaucoup de Français doutent de l’utilité du bulletin de vote et des centaines de milliers de nos compatriotes peuvent avoir envie de donner un grand coup de pied dans la fourmilière » selon le porte-parole du PS, Benoît Hamon. Oui, mais à qui en revient la responsabilité, si ce n’est à la gauche tant sociale que politique, incapable d’avoir une politique répondant aux besoins et aux intérêts de la classe ouvrière, de la population. La démoralisation qu’elle engendre laisse chacun isolé, sans perspective collective, livré aux démagogues.
Construire une perspective démocratique fondée sur la solidarité des peuples contre la concurrence capitaliste et toute forme de nationalisme, masque de la défense des classes privilégiées, est la seule voie pour contrer la montée du populisme réactionnaire.
Yvan Lemaitre
Samedi 21 janvier : fête du NPA Paris avec Philippe Poutou
jeudi 19 janvier 2012

- affiche fete 75.preview
Samedi 21 Janvier 2012
De 12h à 22h salle Olympe de Gouges, 15 rue Merlin, métro Père Lachaise
À partir de 13 heures : débats avec des militants du NPA sur les luttes à Paris (Archives de France, ENS Ulm, CIVG Tenon, sans-papiers, jeunes), la crise de la dette et de l’euro, les révolutions arabes.
À 17 heures : table ronde sur les résistances en Europe face à la crise, l’austérité et la dette. Avec Josep Maria Antentas (État espagnol) et Stathis Kouvelakis (Grèce).
Simultanément : spectacle pour les enfants, par la troupe La Mallicieuse.
À 19 h 30 : prise de parole de Philippe Poutou, candidat du NPA à l’élection présidentielle.
À 20 heures : concert du groupe
La Rabia.
RV Espace Olympe de Gouges, 15, rue Merlin Paris 11e (M° Père-Lachaise ou Parmentier). Entrée gratuite.
Grèves, manifs, blocages... unissons nos forces !
jeudi 6 octobre 2011

Le gouvernement est de plus en plus détesté et discrédité. Cependant, la seule attente d’un changement de présidence en 2012 ne suffira pas à revenir sur toutes ses contre-réformes. Pour cela, il est essentiel de faire converger les luttes.
À un peu plus de six mois des élections présidentielles, la Sarkozie est plus que jamais discréditée dans l’opinion, non seulement dans les sondages mais aussi dans les bureaux, les ateliers, les salles de profs, les hostos... Scandales, trafics divers, manipulations sont déballés au grand jour avec l’aide d’ennemis intimes ou d’amis inquiets de l’ampleur de la crise de légitimité de l’équipe politique en place. Tant pis pour ceux qui avaient cru à l’annonce par Sarkozy d’une « République irréprochable ». Le basculement du Sénat dans le giron de la gauche socialiste illustre cette crise qui se répand dans tous les rouages de l’appareil étatique.
Malgré ce discrédit profond, la bête continue de lancer des coups de griffes. C’est Fillon qui ose défendre la nécessité de repousser l’âge de la retraite à 67 ans après nous avoir affirmé que la dernière réforme réglait la question jusqu’en 2020. C’est Sarkozy qui pour toute réponse à la mobilisation des enseignants, ose affirmer que sa préoccupation principale va aux salariés du privé qui sont confrontés à la concurrence, aux licenciements et fermetures de sites. Pense-t-il que nous ignorons que les 80 000 postes supprimés dans l’Éducation nationale constituent le plus grand « plan social » de ces dernières années ? Les salariés de Freescale, de Hayange, auxquels il avait déjà affirmé son soutien, apprécieront la valeur de cet engagement. Guéant, quant à lui, continue de déverser ses immondices sur les Roms, les Roumains et tous les immigrés.
Le tout sur fond de plan de rigueur qui prend surtout aux plus démunis pour tenter de renflouer les caisses de l’État vidées par les plus riches et les banques.
Certes, la perspective d’une alternance menée par le Parti socialiste n’a pas de quoi angoisser les possédants et leurs amis politiques. Même le nouveau président du Sénat a prévenu qu’il n’abuserait pas des pouvoirs de cette réactionnaire institution. Tout indique qu’un gouvernement de gauche « à la française » appliquerait la même politique que leurs amis grecs ou espagnols.
Le gouvernement Sarkozy-Fillon n’a que le culot que lui permettent nos faiblesses. Les patrons sont bien placés pour savoir que grande est la colère de ceux qui en séquestrent certains ici, font une grève de la faim là, sont en grève depuis plusieurs semaines pour défendre leurs emplois, pour préserver leur outil de travail, leurs salaires, c’est-à-dire leur seul moyen de vivre.
Dans de multiples entreprises, les travailleurs et travailleuses résistent souvent le dos au mur. Les Fralib occupent l’usine pour empêcher la fermeture, ceux de la Fonderie du Poitou refusent par la grève de voir leurs revenus baisser de 25 %. Ceux de Goodyear, de la raffinerie de Berre, du haut fourneau de Florange, de Stihl dans l’Oise, font grève, manifestent, séquestrent leurs employeurs. Mardi 27 septembre, des dizaines de milliers d’enseignants du public et du privé se sont mobilisés et ont manifesté dans toute la France contre la destruction planifiée de l’enseignement (lire page 4). Les retraitéEs auront défilé par milliers jeudi 6 octobre pour bien montrer que le dossier retraite n’est pas clos avec la dernière loi et que la mobilisation doit reprendre pour imposer les 60 ans pour toutes et tous.
Mais l’issue de ces luttes éclatées, parfois isolées, restera incertaine tant qu’un rapport de forces plus global ne sera pas construit par les luttes. Les peuples du Maghreb et du Machrek ont montré que nous pouvions bouleverser la scène politique par les mobilisations. En Grèce, en Espagne, les populations ne se résignent pas à l’austérité, à la misère.
Encore faut-il une volonté de construire ces mobilisations. Il ne suffit pas de proclamer que nous n’attendrons pas 2012 ou qu’après la conquête du Sénat, celles de l’Élysée et de l’Assemblée nationale vont nous apporter des réponses satisfaisantes. Seul le rapport de forces, construit dans les luttes et les manifestations, peut contraindre patrons et gouvernement à reculer. C’est la seule voie pour imposer une autre politique, aller vers une autre société. Et pour cela, la tactique syndicale des grèves sectorielles, des mobilisations saute-mouton a fait la preuve de son inconsistance. Sans oublier les risques d’un découragement avec le Front national en embuscade jusqu’à la porte des entreprises.
Cette journée de mobilisation du 11 octobre ne suffira évidemment pas. La mobilisation contre la loi Sarkozy-Fillon de l’an passé a montré que seul un mouvement gréviste prolongé, du public et du privé peut construire ce rapport de forces nécessaire, urgent. Nous devons faire connaître, coordonner les luttes existantes, se battre pour leur extension et leur généralisation.
Robert Pelletier
Faisons le procès du capitalisme !
samedi 10 septembre 2011

- affiche_npa-8-89000
Lors du meeting de l’Université d’été du NPA, le 29 août, notre candidat Philippe Poutou a exposé l’analyse du NPA de la crise du capitalisme ainsi que les grandes lignes de notre programme. Nous en publions quelques extraits.
On nous l’avait prédit, l’été devait être chaud. Et c’est effectivement ce qui s’est passé : l’État grec est au bord du gouffre, la dette américaine s’envole, les spéculateurs paniquent, résultat l’économie s’enfonce toujours un peu plus dans la crise. Ces événements arrivent alors qu’en ce moment une famine frappe et tue des millions de gens en Afrique de l’Est et qu’il y a quatre mois à peine a eu lieu la catastrophe nucléaire au Japon. Cette crise économique, sociale, écologique est sans doute la plus grave depuis celle de 1929. Tout cela met donc encore plus en évidence l’aberration du système capitaliste, ingérable et incapable de répondre aux besoins de l’humanité, d’un système capable au contraire de détruire, de gaspiller, d’écraser, d’appauvrir…
La crise d’un système
Cette crise, c’est celle du système capitaliste. La société est riche de tout mais son organisation actuelle gaspille et empêche le progrès social. Si les besoins des populations ne sont pas satisfaits, s’il y a du chômage et de la pauvreté, c’est à cause du parasitisme des capitalistes. Les inégalités sociales augmentent. Il y a aujourd’hui plus de 3 millions de chômeurs, environ 7 millions de précaires, une baisse générale du niveau de vie. Les solutions existent mais elles doivent être radicales. Dans cette campagne, le NPA va défendre un programme d’urgence économique et sociale. Les plans d’austérité doivent être arrêtés. Pour cela, il faut annuler la dette publique, qui est illégitime. Il s’agit à l’opposé de mener une politique de solidarité, de progrès social en rupture avec toutes les politiques qui sont menées depuis des années. Pour combattre le chômage et la pauvreté, les licenciements doivent être interdits et les suppressions d’emplois stoppées dans les services publics. Les CDD, les statuts précaires doivent disparaître. Partout, des dizaines de milliers d’emplois doivent être créés. Une réduction du temps de travail s’impose avec maintien des salaires et avec les embauches correspondantes. Il faut revenir aux 37, 5 annuités de cotisation pour tous et à la retraite à 60 ans pleine et entière. La pénibilité du travail doit être prise en compte et permettre des départs en retraite avancés. Il faut immédiatement améliorer les conditions d’existence avec l’augmentation des salaires et de tous les revenus : au moins 300 euros net de plus pour tous et pas de revenu en dessous de 1 600 euros net.
Violence du système
Ce n’est évidemment pas le type de réponse que prépare le gouvernement. Au contraire, les capitalistes mènent une véritable guerre de classe contre les opprimés, contre les pauvres. Ce qui s’est passé début août en Angleterre est peut-être une alerte. Une véritable explosion de colère a eu lieu dans les quartiers pauvres de Londres et dans des villes ouvrières comme Birmingham, Liverpool, Manchester. Le gouvernement anglais a réagi par le mépris et la répression. Mais la vraie violence est du côté des capitalistes et des dirigeants comme lorsqu’ils interviennent militairement en Irak, en Afghanistan, lorsqu’ils répriment les mouvements de grèves. La course aux profits est un véritable rouleau compresseur, source aussi d’une violence invisible mais bien réelle. Car elle ne crée pas que le chômage, elle détruit aussi la vie au travail donc la vie familiale et sociale. Ce qui se passe de manière cachée dans les entreprises, c’est le même processus que dans l’ensemble de la société. Partout, la crise provoque la destruction des liens sociaux et collectifs. De plus, les gouvernements mènent des politiques qui ont pour objectif d’empêcher la contestation, des politiques de division, de criminalisation du mouvement social et favorisent le retour à l’ordre moral. Le drame de la Norvège a montré les conséquences de la destruction des liens sociaux. Certes la tuerie relève de la folie d’un homme qui visiblement avait agi seul. Mais cela ne suffit pas à expliquer un tel acte. Ce qui l’a armé politiquement ce sont bien les idéologies d’extrême droite et d’intégrisme religieux. L’extrême droite profite de la crise pour propager ses idées réactionnaires. Pour le NPA, travailleurs français ou travailleurs immigrés, nous sommes du même camp, nous avons les mêmes intérêts, nous avons le même ennemi : les exploiteurs. Le combat pour la défense du droit des femmes est loin d’être terminé. Par exemple, le droit à l’IVG est sans cesse remis en cause notamment par les attaques contre le service public de la santé avec les fermetures de centres IVG et des planning familiaux. Il est important de rappeler quelques chiffres : en France une femme sur dix est battue ou violentée sexuellement. Il y a aussi une réelle injustice sociale avec la différence de salaire et la difficulté des femmes à obtenir des postes qualifiés. La précarité est aussi plus importante chez les femmes, aggravée par le fait que c’est souvent elles qui ont en charge la garde des enfants. D’où l’importance d’un véritable service public de la petite enfance. La défense de nos droits, de nos libertés, du respect mutuel passe forcément par la défense de l’égalité des droits pour toutes et tous. Dans cette campagne nous réaffirmerons l’égalité des droits pour les minorités sexuelles ; l’égalité des droits et des salaires entre hommes et femmes ; l’égalité des droits sociaux et politiques pour les immigrés ; la régularisation de tous les sans-papiers. Enfin il doit y avoir une véritable liberté de circulation pour tous.
Nos solutions anticapitalistes
Pour nous, il n’y a pas d’ambiguïté, Sarkozy et sa bande doivent dégager. Mais cela ne signifie pas que la perspective du retour au pouvoir du PS nous enchante. Nous ne sommes pas du tout pour une nouvelle alternance, pour une nouvelle union de la gauche. Nous ne sommes pas candidats pour rentrer dans un tel gouvernement et je ne suis pas un camarade ministrable pour un futur gouvernement de la gauche plurielle. Mais nous sommes pour que nos idées gouvernent. Cela suppose un autre rapport de forces, un climat social différent avec d’énormes mobilisations qui exercent une pression d’en bas. L’aggravation de la crise est le résultat d’une politique délibérée depuis des années en faveur des plus riches, des cadeaux multiples faits aux banquiers comme au patronat et aux actionnaires. Il faut faire exactement l’inverse en reprenant pour commencer les 10 % des richesses produites volés par les capitalistes aux salariés ces 30 dernières années. L’argent existe, il suffit juste de le prendre où il est… cela s’appelle une autre répartition des richesses. Mais comme les capitalistes ne se laisseront pas faire, pour vraiment les taxer, il faudra les déposséder, les exproprier. Cela signifie qu’il faut socialiser les richesses et développer les services publics de manière à répondre aux besoins immédiats des populations. D’abord, et c’est fondamental, un service public bancaire doit être mis en place. Les banques doivent être mises sous contrôle des salariés et au service de l’ensemble de la population. La priorité doit être la satisfaction des besoins sociaux de base comme se loger, se soigner, se déplacer, s’éduquer, se cultiver… La santé, l’éducation, les transports publics doivent être gratuits pour tous. Dans le contexte de crise sociale et écologique profonde, il y a un autre service public fondamental à mettre en place : celui de l’énergie. Il faut absolument une politique de l’énergie qui permette de se chauffer, de subvenir à nos besoins et en même temps de lutter contre la pollution et la destruction de la planète. Le drame de Fukushima rappelle l’urgence et la nécessité de sortir du nucléaire, c’est possible et il le faut dans les dix prochaines années. Il faut s’attaquer aussi au réchauffement climatique et donc arrêter les gaspillages d’énergie. Cela passera par le développement des énergies renouvelables. Seule une écologie radicalement opposée à la logique de profit permettra de stopper des choix dangereux comme l’exploitation du gaz de schiste ou l’enfouissement des carbones et d’imposer au contraire des choix allant dans le sens d’un respect de la planète et de l’humain. Tout est fait pour briser les résistances, empêcher les prises de conscience, isoler les salariés. Je le vis de près dans l’usine Ford où je travaille. Depuis 2007, nous sommes mobilisés contre les menaces de fermeture. Nous n’avons jamais rien lâché. Seules des mobilisations générales peuvent créer un rapport de forces suffisant pour empêcher les reculs sociaux.
Perspectives, lutte sociales et démocratie directe… maintenant !
Le programme que nous défendons devra être appuyé par les luttes sociales, par la colère des salariés, des peuples. À l’image de ce qui se passe dans le monde arabe et dans les pays européens. Il faut que ça pète… partout, par-delà les frontières, il faut coordonner, unifier les batailles de tous les opprimés. C’est à l’échelle internationale qu’on pourra véritablement changer la donne. Je ne suis pas un candidat ouvrier mais un ouvrier candidat qui parlera de toutes les questions sociales, d’économie, de féminisme, d’écologie, d’internationalisme et d’antiracisme. Nous serons ensemble les porte-parole des sans-voix, de tous les opprimés qui souffrent au quotidien. Nous lançons un appel aux exploités, aux travailleurs, aux jeunes, aux immigrés… Nous allons faire entrer l’indignation sociale et politique dans cette campagne. Car nous sommes solidaires de tous les indignés du monde. Nous sommes frères de tous les peuples qui luttent pour la démocratie dans le monde arabe. Nous sommes frères avec les populations mobilisées partout en Europe et plus loin contre la crise et les plans d’austérité. La campagne débute. Elle doit être la plus collective possible et permettre de rassembler autour de notre programme l’ensemble des camarades et, au-delà, tous ceux qui veulent s’y associer.
Philippe Poutou, Port-Leucate, le 29 août
Samedi 26 mars à 15H entre République et Nation : MANIFESTATION UNITAIRE EN SOLIDARITE AVEC LA REVOLUTION LYBIENNE ( et aussi LES AUTRES DU MONDE ARABE). Contre la dictature et l’impérialisme à l’appel d’un collectif militant des pays arabes et d’organisations de gauche.
mardi 22 mars 2011
Déclaration du NPA : Contre Kadhafi Contre l’impérialisme Solidarité avec les révolutions arabes
Les révolutions Tunisiennes et Egyptienne ont soulevé un immense espoir. Dans lespays voisins et au-delà les peuples se sont reconnus dans les exigences pour « le travail, la liberté, la dignité ».
Dans la foulée, la population libyenne s’est soulevée contre Kadhafi. Elle fait face à un déchainement de violence meurtrière. Pris de peur le dictateur voudrait noyer la révolte dans un bain de sang. Notre solidarité pleine et entière va au peuple libyen auquel il faudrait donner les moyens de se défendre, les armes dont il a besoin pour chasser le dictateur, conquérir la liberté et la démocratie. Le soutien réel ce serait aussi, l’accueil de tous les réfugiés et la fin de l’Europe forteresse de Schengen, la saisie et la restitution au peuple libyen de tous les avoirs de Kadhafi à l’étranger…
Menteur et hypocrite !
Sarkozy prétend intervenir « pour permettre au peuple libyen de choisir lui-même son destin » Menteur et hypocrite ! Il n’a manifesté aucune solidarité avec les soulèvements populaires dans les pays du Maghreb et du Machrek. Et il recevait en grande pompe il y a peu son ami Kadhafi. La France a été pendant des années un des principaux vendeurs d’armes au dictateur.
La liste est longue des interventions de l’impérialisme qui sous des prétextes humanitaires n’ont fait qu’aggraver les situations locales. La coalition internationale invoque la démocratie et le droit des peuples comme elle l’a fait pour justifier la guerre contre l’Irak ou en Afghanistan.
C’est bien une guerre qui est engagée en Libye après le vote par le conseil de sécurité de l’ONU, le 17 mars, de la résolution 1973 qui autorise « une zone d’exclusion aérienne ». En clair, l’ONU a donné son feu vert à l’intervention militaire des grandes puissances qui ont toute latitude pour bombarder le pays.
Les USA, la France… ont saisi l’opportunité ouverte par la guerre civile déclenchée par Kadhafi pour tenter de reprendre la main sur la Libye comme sur l’ensemble de la région où sont concentrées les plus grandes réserves pétrolières du monde.
D’ailleurs, ni les grandes puissances ni l’ONU n’ont eu le moindre mot de protestation quand les troupes de la monarchie moyenâgeuse d’Arabie saoudite sont entrées au Bahreïn pour venir au secours du roi face à la contestation populaire. Il y a bien une offensive globale pour sauvegarder la stabilité de la région, canaliser, maîtriser le processus révolutionnaire, préserver les intérêts des trusts pétroliers et de ceux qui les servent, une offensive contre la révolte des travailleurs et des peuples.
Non, cette guerre n’est pas la nôtre, ni celle du peuple libyen, loin de défendre le droit des peuples, elle le brise. L’avenir, ce sont les révolutions en cours qui le porte, contre la domination impérialiste et contre les dictateurs.
Hommage à Daniel Bensaid : Dimanche 24 janvier
samedi 23 janvier 2010
Hommage à Daniel Bensaïd.
Le NPA A rendU hommage à Daniel Bensaid, à Paris, dimanche 24 janvier, de 14h à 18h, au Théâtre de la Mutualité (Métro Maubert-Mutualité).
Ont participé à cet hommage Alain Badiou, Olivier Besancenot, Carmen Castillo, Grégoire Chamayou, Charb, Annick Coupé, Flavia D’Angeli, Alain Krivine, Jeannette Habel, Samuel Johsua, Emily Loizeau, Francisco Louça, Mickaël Lowy, Daniel Mermet, Serge Pey, Edwy Plenel, Miguel Romero, François Sabado, Elias Sanbar.
Film Hommage à Daniel Bensaid
1.HOMMAGE A DANIEL BENSAID A LA MUTUALITE PAR LE NPA
envoyé par soukaz. - L’info internationale vidéo.
12.HOMMAGE A DANIEL BENSAID PAR LE NPA A LA MUTUALITE - DANIEL MERMET
envoyé par soukaz. - L’info internationale vidéo.
13.HOMMAGE A DANIEL BENSAID PAR LE NPA A LA MUTUALITE- ALIN BADIOU
envoyé par soukaz. - L’actualité du moment en vidéo.
19.HOMMAGE A DANIEL BENSAID PAR LE NPA A LA MUTUALITE- ANNICK COUPE - OLIVIER BESANCENOT
envoyé par soukaz. - L’info video en direct.
Né en 1946, il aura mis sa vie au service de la défense des idées marxistes révolutionnaires.
Il avait été un des fondateurs des JCR et de la Ligue communiste révolutionnaire.
Animateur du mouvement de Mai 68, il était de ceux qui avaient un sens très sûr de l’initiative politique. Il avait été un des animateurs du mouvement du 22 mars. Saisissant la dynamique des mouvements sociaux, en particulier le lien entre le mouvement étudiant et la grève générale ouvrière, il était aussi un de ceux qui avaient compris la nécessité de construire une organisation politique, d’accumuler des forces pour la construction d’un parti révolutionnaire.
L’intelligence de Daniel, c’était d’allier théorie et pratique, intuition et politique, idées et organisation. Il pouvait, dans le même temps, diriger un service d’ordre et écrire une œuvre théorique.
Ce fut un des inspirateurs d’un combat qui conjuguait principes, délimitations politiques et ouverture, rejet du sectarisme. Ses convictions politiques chevillées au corps, Daniel était toujours le premier à rechercher la discussion, à essayer de convaincre, à échanger les positions, et à renouveler sa propre pensée.
Participant de la fin des années 60 au début des années 90 à la direction quotidienne de la LCR, il avait joué un rôle décisif dans la construction d’un projet, d’une orientation qui lie activité quotidienne et tension révolutionnaire. Une bonne partie de son travail théorique et politique sera centrée sur les questions stratégiques, sur les leçons historiques des principales expériences révolutionnaires.
Daniel était profondément internationaliste. Il aura un rôle clé dans la construction de la LCR espagnole, à l’époque du franquisme. Lors de ces années, Daniel jouera un rôle majeur au sein de la IVe Internationale, suivant particulièrement la situation en Amérique latine et au Brésil. Il contribua beaucoup à actualiser notre vision du monde, à nous préparer aux bouleversements historiques de la fin des années 80.
Des années 90 à nos jours, tout en poursuivant son combat politique, il se concentra sur la réflexion et l’élaboration théorique : l’histoire des idées politiques ; « le capital » de Karl Marx ; le bilan du siècle et de ses révolutions, dont, en premier lieu , la révolution russe ; l’écologie ; le féminisme ;les identités et la question juive ; l’élaboration d’une nouvelle politique pour la gauche révolutionnaire face à la globalisation capitaliste. Il suivait, régulièrement, les forums sociaux mondiaux du mouvement altermondialiste.
Daniel aura assuré la continuité historique d’un marxisme révolutionnaire ouvert, non dogmatique et l’adaptation aux changements de la nouvelle époque, avec toujours pour horizon, la transformation révolutionnaire de la société.
Frappé par la maladie, il la surmontera durant des années, en pensant, en écrivant, en travaillant ses idées, sans refuser ni voyage, ni meeting, ni simple réunion. Daniel s’était donné comme tâche de vérifier la solidité de nos fondations et de les transmettre à la jeune génération. Il le fit de tout son cœur, de toutes ses forces. Ses interventions, à l’Institut international d’Amsterdam, dans les universités d’été de la LCR puis du NPA ont marqué des centaines de camarades. Passeur de l’expérience de la LCR pour le NPA, Daniel avait décidé d’accompagner le lancement de notre nouvelle organisation, en relançant la revue Contre temps et en constituant la société « Louise Michel », cadre de débat et de réflexion de la pensée radicale.
Daniel, c’est tout cela. Et, en plus, il était sympathique, chaleureux, convivial. Il aimait la vie.
Alors que nombre d’ex –de 68 ont tourné casaque, ont abandonné les idéaux de leur jeunesse, Daniel n’aura rien lâché, rien abandonné. Il est là, présent !
François Sabado
voir les textes de Daniel Bensaid disponibles sur le site de Contretemps
Liste des derniers articles parus
-
25 janvier 2012
Jeudi 26 janvier 2012 (20h) : réunion de comité - 4 rue Jean Varenne
Ce jeudi 26 janvier aura lieu une réunion du NPA 18ème arrondissement ("plénière" donc, comme nous en prenons l’habitude). Elle se tiendra à 20h aux Ateliers Artelle (4 rue Jean Varenne). Catherine (...) -
25 janvier 2012
Philippe Poutou sur France 2
Philippe Poutou sur France 2 dans les 4 vérités par E_varlin -
25 janvier 2012
Mettre fin à la banalisation du FN
FN Dégage La démagogie de l’UMP et en particulier de Sarkozy banalise les préjugés réactionnaires. Il est temps de rompre cette logique qui nourrit l’imposture de Marine Le Pen. Selon un sondage (...) -
19 janvier 2012
Suicide d’une salariée du magasin Tati de Barbès
Comme Le Parisien l’a révélé dans ses éditions de samedi, une salariée de l’enseigne Tati, cadre au magasin du carrefour Barbès (Paris XVIIIe), âgée de 54 ans, s’est donné la mort lundi 9 janvier à son (...) -
19 janvier 2012
Une TVA antisociale : faire échouer le pari de Sarkozy
La TVA prétendue sociale devrait être une des mesures « pour l’emploi » proposées par le gouvernement le 18 janvier prochain. En décidant de faire voter son projet de « TVA sociale », Sarkozy fait un (...) -
19 janvier 2012
Olivier Besancenot : "Il y aura un candidat du NPA"
Besancenot : "Il y aura un candidat du NPA" par Europe1fr -
19 janvier 2012
Principes fondateurs du NPA
Ces principes fondateurs ont été adoptés par 540 pour, 1 contre, 49 abstentions et 5 refus de vote. Ce document définit les éléments essentiels qui constituent la base sur laquelle nous nous (...) -
19 janvier 2012
Samedi 21 janvier : fête du NPA Paris avec Philippe Poutou
affiche fete 75.preview Samedi 21 Janvier 2012 De 12h à 22h salle Olympe de Gouges, 15 rue Merlin, métro Père Lachaise À partir de 13 heures : débats avec des militants du NPA sur les luttes à (...)


